40 ans de téléphonie cellulaire : Une histoire réécrite

L’époque des téléphones de la taille d’une brique et des réseaux permettant leur utilisation est bel et bien révolue, mais elle nous livre une leçon importante sur le rythme d’adoption des technologies par les entreprises canadiennes actuelles.

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Il y a quelque chose à propos d’un événement marquant comme le 40e anniversaire du premier téléphone cellulaire qui suscite chez nous un sentiment de triomphalisme naturel. Il est facile de se moquer des combinés de cette époque; de la taille d’une brique, ils étaient tellement encombrants par rapport aux iPhones, Galaxy S4 ou BlackBerry Z10 ultra-minces que les gens traînent aujourd’hui dans leur poche. Mais peut-être sommes-nous tout simplement le dindon de la farce.

Examinons la trajectoire technologique de la téléphonie cellulaire au fil du temps depuis le jour où, ce 3 avril 1973, Martin Cooper de chez Motorola avait appelé son rival chez AT & T avec le premier téléphone cellulaire. Les réseaux numériques qui prennent désormais en charge les appels effectués à partir des téléphones intelligents permettent la transmission de données et d’autres fonctions qui n’auraient jamais pu exister sur les anciens réseaux analogiques AMPS que nous utilisions autrefois. Les tarifs ont tellement diminué que les appareils ne sont plus uniquement l’apanage des entreprises et une hausse de la demande en faveur d’un plus vaste choix de téléphones a inévitablement entraîné l’adoption de politiques régissant l’utilisation d’appareils personnels en milieu de travail (phénomène BYOD). Grâce aux boutiques d’applications, nos téléphones cellulaires nous permettent aujourd’hui de faire beaucoup plus que de passer de simples appels. Pourtant, je suis prêt à parier que nombreux sont les gens qui en apercevant le DynaTAC de Motorola pour la première fois se sont dit quelque chose du genre « Qui pourra bien utiliser un truc comme ça? ».

De même qu’avec l’avènement des ordinateurs personnels, d’Internet et de presque toute autre innovation dans le domaine des TI, les entreprises ne se sont pas plus empressées de tenir compte des téléphones cellulaires dans leurs stratégies. Dire qu’il a fallu 40 ans pour que davantage d’entreprises envisagent d’adopter une approche privilégiant la mobilité pour servir leurs clients; nous devrions avoir bien plus honte de cela que de ces anciens téléphones volumineux.

Imaginons pendant une minute la situation inverse. Que se serait-il produit si après l’apparition de ce cellulaire légendaire, le monde des entreprises était passé à l’action? Et si les premiers services de TI s’étaient penchés de plus près sur la technologie des téléphones mobiles et avaient examiné les principaux enjeux auxquels étaient confrontés leurs collègues de travail, leurs clients et les autres intervenants, et qu’ils avaient utilisé la mobilité comme un moyen de résoudre les problèmes et de prendre une longueur d’avance sur leurs concurrents? Et si, au lieu de distribuer ces mêmes briques beiges à quelques employés privilégiés (en général, des cadres supérieurs), les entreprises avaient étendu l’utilisation de ces téléphones à une plus vaste échelle, tout en offrant un éventail de couleurs et de motifs pour voir ce qu’en auraient fait les travailleurs du savoir?

De nos jours, l’idée de devoir faire une « analyse de rentabilisation » pour un téléphone cellulaire semblerait ridicule. De même, cela pourrait fort bien être le cas pour plusieurs des technologies de réseau évoluées qui s’enracineront au sein des entreprises au cours des 40 prochaines années, qu’il s’agisse de communications unifiées en tant que service (modèle UCaaS), de réseau SDN ou même d’informatique en nuage. Certains de ces services pourraient sembler trop spécialisés ou techniques aux yeux du commun des mortels pour qu’il s’en préoccupe, mais on aurait pu dire la même chose à propos des tout premiers ordinateurs et téléphones cellulaires.

Plutôt que de nous targuer du chemin parcouru depuis l’avènement de ce premier cellulaire, pourquoi ne pas profiter de cet anniversaire pour étudier jusqu’où nous pourrions aller? Quels sont les futures « briques beiges » ou les téléphones de 2013 qui, un jour, ne deviendront rien de moins que des appareils dont nous ne pourrons plus nous passer pour vivre et travailler?

Jetez un coup d’œil à ce que l’avenir vous réserve en écoutant notre prochain webinaire sur demande : Repousser les limites de la collaboration avec les communications unifiées en tant que service : UCaaS, avec la participation d’experts de Cisco et d’Allstream.

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1 Commentaire

  1. il est possible de recevoir ou passer des appels avec le même numéro même si la localisation de la connexion Internet change. La portabilité de l’adresse IP permet une grande flexibilité de mouvement.

    Phill / 6 years ago