Bonne nouvelle pour les technologues de réseau (presque tous)

Un récent rapport signale que si vous êtes dans le domaine de la technologie de réseau, vos perspectives de carrière sont excellentes

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Le Conseil des technologies de l’information et des communications (CTIC) a récemment lancé le portail e-Talent Canada, qui fournit des renseignements à propos du marché du travail en TIC et des carrières en technologie de réseau au Canada. Certains de ces renseignements sont pour le moins surprenants.

Par exemple, consultez les renseignements sur les techniciens et administrateurs en soutien de réseau Web du portail et vous remarquerez que la quatrième province la plus peuplée au Canada compte plus de ce genre d’employés que la troisième province la plus peuplée. C’est-à-dire que l’Alberta compte environ 10 000 personnes œuvrant à titre de technicien ou administrateur en soutien de réseau Web, tandis que la Colombie-Britannique en compte moins, soit 7 500.

Intuitivement, vous pourriez être tenté de relier ce nombre élevé de la population de l’Alberta à l’extraction des ressources qui s’y passe. Mais est-ce que les conclusions du CTIC soutiennent l’hypothèse que les secteurs des mines, de l’exploitation de carrières, du pétrole et du gaz emploient un important nombre de spécialistes du Web et des réseaux? Selon les mesures du CTIC, le secteur de l’extraction des ressources ne fait pas partie des cinq principaux employeurs des professionnels du Web et des réseaux au Canada; il compte un peu moins de 2 500 emplois au pays. Le domaine des TIC arrive en premier avec 17 000 postes. Le deuxième, avec 12 000 postes, est celui de l’information, de la culture et des loisirs; il inclut notamment des entreprises comme IMAX, la société de cinéma aux écrans géants, et NovAtel, qui fabrique de l’équipement GPS. Les domaines qui occupent les troisième et quatrième rangs au chapitre du nombre de spécialistes du Web et des réseaux sont les services professionnels, scientifiques et techniques (troisième), et l’administration publique (quatrième); ils comptent chacun environ 10 000 postes.

Que nous révèlent ces chiffres? Une chose est sûre : l’économie du Canada est variée et les personnes qui savent se comporter avec les centres d’exploitation de réseau ou un réseau local peuvent se trouver un emploi, quel que soit leur domaine de prédilection.

Perspectives positives pour les experts en réseau qui cherchent du travail

Une autre bonne nouvelle si vous êtes un technologue de réseau qui se cherche du travail : dans sa publication Perspectives du marché du travail 2015-2019, le CTIC rapporte que l’économie canadienne aura besoin de plus de 182 000 professionnels en TIC d’ici 2019, notamment une forte demande pour les opérateurs d’ordinateur et de réseau, et les techniciens Web. En outre, la concurrence pour ces postes ne sera peut-être pas très grande. « En dépit de ce potentiel croissant pour l’emploi, les Canadiens ne se rendent pas très bien compte des postes à combler », indique le CTIC.

La nouvelle est encore meilleure pour les immigrants qui sont spécialisés en réseau : les compétences locales en TIC ne suffiront pas à combler les futurs besoins en main-d’œuvre, signale le CTIC. Toutefois, la pénurie d’expertise locale en TI ne veut pas nécessairement dire que tous les immigrants qui possèdent de l’expertise en TI trouveront aisément un emploi. « Les immigrants à qui il manque une expérience de travail au Canada auront beaucoup de difficulté à trouver un poste en TIC qui équivaut à leurs compétences », mentionne aussi le CTIC. « Des programmes de rattrapage qui combinent la formation dans des milieux de travail canadiens, des milieux d’affaires et de communications, à une composante de placement créeront d’excellentes occasions pour les nouveaux arrivants à la recherche d’un emploi d’obtenir un poste qui équivaut à leurs compétences. »

Perspicacité en affaires demandée

Voici un fait qui s’applique à tous les spécialistes du Web et des réseaux : le sens aigu des affaires est de plus en plus important. Comme l’indique le CTIC, les progrès comme l’Internet des objets (IdO), les réseaux sociaux, l’analytique et l’informatique en nuage ont automatisé plusieurs des tâches que les administrateurs de TI avaient l’habitude de gérer. Comme telle, « la demande ne cesse de croître pour les compétences en traitement de l’information et autres aptitudes cognitives de haut niveau », ajoute le CTIC. « De plus, les travailleurs en TIC doivent posséder diverses compétences “d’affaires”, notamment une pensée critique, la communication interpersonnelle, l’autogestion et une aptitude à l’apprentissage. »

Avec des aptitudes et de l’expérience, les technologues de réseau sont bien placés pour trouver du travail dans n’importe quel domaine partout au pays. C’est le genre de nouvelle que nous qualifions de bonne, avec un avertissement à propos des perspectives d’emploi pour les nouveaux arrivants spécialisés en réseau.

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