Comment le Groupe Pages Jaunes a réussi à aller de l’avant avec ses données volumineuses

Ce qui se passe dans le réseau de l’entreprise pourrait s’avérer bien plus important pour son avenir que ce qui est imprimé et relié

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Si vous avez de la difficulté à concevoir l’ampleur des « données volumineuses », il vous suffit d’imaginer les énormes annuaires téléphoniques qui sont déposés à votre porte par le Groupe Pages Jaunes.

Par sa liste très structurée de catégories d’entreprises, de noms, d’adresses, de numéros de téléphone et, dans certains cas, d’annonces publicitaires détaillées, l’annuaire Pages Jaunes illustre parfaitement le type de ressource informationnelle qui a précédé Internet à bien des égards. Toutefois, au cours des dernières années, l’entreprise s’est rendu compte que les données qui circulent dans son réseau pourraient être bien plus importantes pour son avenir que celles qui passent sur ses presses à imprimer.

Dans son allocution lors du congrès intitulé Big Data Innovation Summit (sur l’innovation en matière de données volumineuses), qui s’est récemment tenu à Toronto, Richard Langlois, directeur général des TI, Analytique des données publicitaires et sur les consommateurs, a expliqué comment le fait de rassembler des informations non structurées peut apporter une valeur accrue tant pour les clients annonceurs de l’entreprise que pour les consommateurs.

« Certains affirment que nos annuaires sont dépassés, finis », a-t-il déclaré, tout en faisant remarquer la popularité croissante du moteur de recherche de Google et des services de recherche locaux comme Yelp, qui empiètent sur le public cible du groupe. « La différence, c’est que nous sommes maintenant comme une jeune entreprise, mais qui jouit d’une marque que tout le monde connaît. Je sens qu’il est impératif de nous convertir rapidement au numérique. »

Certains projets du Groupe Pages Jaunes sur les données volumineuses commencent déjà à porter leurs fruits. M. Langlois a d’ailleurs évoqué le fait que l’application mobile du groupe a été téléchargée 6,5 millions de fois au Canada et que 7,3 millions d’utilisateurs mensuels profitent des services en ligne des Pages Jaunes. Outre ces initiatives, M. Langlois et son équipe en pleine croissance travaillent actuellement sur deux grands projets relatifs aux données volumineuses qui sont essentiels à la réussite du plan d’affaires de l’entreprise.

L’application Pages Jaunes Analytique, par exemple, est un tableau de bord qui présente aux clients annonceurs le rendement de leurs produits. Les données fournies à ces clients précisent le nombre de visiteurs, de visites, de pages consultées et d’interactions sur le réseau Pages Jaunes, tout en reliant ces activités au site Web du commerçant ou même à sa page Facebook.

M. Langlois a indiqué que le Groupe Pages Jaunes avait récemment repris en main la gestion de l’application Pages Jaunes Analytique, qui était jusque-là assurée par un fournisseur établi en Californie. Le fait que l’application soit dorénavant gérée en Ontario a permis à l’équipe d’optimiser le temps de traitement, si bien que les renseignements sont désormais transmis 32 fois plus rapidement qu’auparavant.

Mieux, et sans doute plus crucial, le Groupe Pages Jaunes travaille à l’élaboration d’un outil analytique à l’interne qui lui permettra d’évaluer le comportement des clients quant à l’ensemble de ses services numériques afin de pouvoir optimiser et améliorer l’expérience client dans sa globalité.

« Si vous n’êtes pas en mesure de trouver ce que vous cherchez, que ce soit une station-service ou autre chose, ça ne va pas fonctionner », a-t-il expliqué. « L’exactitude et la pertinence du contenu constituent les pierres angulaires de notre groupe. »

Si le Groupe Pages Jaunes réussit sa transition, il pourrait devenir le cas de figure par excellence illustrant comment une entreprise a pris par les cornes le taureau du bouleversement numérique et a remporté la bataille.

Fondamentalement, l’entreprise conserve son atout principal : sa capacité à regrouper des données non structurées (coordonnées, lieux géographiques et services d’entreprises) sous une forme accessible et gratuite. Ce qui diffère, ce sont les outils d’analyse exploités sur le réseau du groupe, qui lui permettent de bien mieux comprendre comment les gens utilisent ses produits et d’améliorer sans cesse ces derniers. Il n’y avait pas grand-chose à retirer lorsque les gens feuilletaient leur annuaire Pages Jaunes, mais la façon dont les consommateurs actuels font défiler les listes sur leur téléphone intelligent ou leur ordinateur de bureau a donné naissance à un nouveau produit : de précieuses informations pour les clients annonceurs du groupe.

Voilà une leçon à tirer pour tous les types d’entreprises canadiennes qui devront investir dans l’infrastructure de réseau, les applications et les ressources compétentes qui leur permettront de se repositionner pour répondre à l’évolution du comportement de la clientèle. En ce qui concerne M. Langlois, ce qui a commencé par une maigre équipe d’une personne à peine a évolué en un groupe complexe composé d’administrateurs de base de données, d’architectes de solutions et de spécialistes des données. Malgré le travail accompli à ce jour, il a déclaré qu’il avait l’impression qu’il ne faisait que commencer.

« Maintenant que je suis capable de marcher, je veux courir! », s’est-il exclamé. À mesure qu’il accélérera la cadence de progression de ces projets, il y aura un nombre incalculable d’entreprises qui en bénéficieront partout au pays. Si vous vous demandez quelles sont ces entreprises, vous n’avez qu’à consulter les Pages Jaunes.

Pour consulter l’article d’origine : http://blogallstream.wpengine.com/yellow-pages-group-found-way-forward-big-data/

 

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