Croissance, acquisition ou alliance

Le président de la section canadienne de l’Association of Strategic Alliance Professionals (ASAP) aide les entreprises à faire face à un problème quasiment inévitable.

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Même s’il travaille pour une organisation dont les initiales sont ASAP, l’expression « dès que possible » (« as soon as possible » en anglais) est loin de décrire l’empressement avec lequel Phil Hogg espère que les entrepreneurs canadiens agiront pour mettre en œuvre une stratégie de croissance optimale.

M. Hogg est le président de la section torontoisede l’Association of Strategic Alliance Professionals. Il y a quelques semaines, il prenait la parole lors d’une table ronde au Toronto Region Board of Trade (Chambre de commerce de la région de Toronto) afin d’expliquer que la plupart des petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes finissent par se retrouver confrontées à une sorte de carrefour.

Phil Hogg, ASAP Canada

Phil Hogg,
ASAP Canada

D’après lui, peu importe le secteur ou le marché ciblé par les entreprises, vient généralement un moment où celles-ci doivent faire un choix : assurer elles-mêmes leur croissance, faire l’acquisition d’une organisation complémentaire ou opérer une fusion avec ce type d’entreprise, ou encore former des alliances pour lesquelles l’ASAP conseille ses membres.

« Vous avez beau avoir les meilleurs concepteurs de logiciels à Kitchener-Waterloo, explique-t-il à titre d’exemple, mais s’ils ne savent pas comment assurer la distribution (de ces produits), cela ne rime à rien. »

M. Hogg, qui est également le co-auteur d’une série d’articles mensuels intitulée « Successful Strategic Alliances » et publiée dans le Financial Post, n’encourage pas systématiquement de tels partenariats en toutes circonstances. Il a même plutôt suggéré aux PME qui réussissent de recourir à une combinaison de ces trois options (« croissance, acquisition et alliance ») en fonction de leurs besoins particuliers et des différents stades de croissance de l’entreprise.

« Voici une analyse des écarts que vous devez effectuer », affirme-t-il, en admettant que 70 % de toutes les alliances stratégiques se soldent souvent par un échec au cours des trois premières années parce qu’elles ne sont pas établies ou gérées correctement. Voici donc comment il a recommandé aux entreprises d’évaluer les différentes options :

Croissance : Quel type de croissance interne la tactique actuelle de votre entreprise soutient-elle? En l’absence d’un programme de croissance interne, votre entité pourrait ne pas être viable très longtemps.

Acquisition : Quels types d’investissement pouvez-vous effectuer en matière de personnel, de technologie et d’autres ressources afin de stimuler davantage la croissance? Dans certains cas, il s’agira de recourir à des outils comme les lignes groupées SIP ou les communications unifiées afin de gagner une longueur d’avance sur vos concurrents. Dans d’autres, il sera peut-être temps que vous envisagiez une fusion ou une acquisition. « Une approche axée sur l’acquisition vous permet de garder le contrôle sur tout », explique M. Hogg, et elle peut s’avérer pertinente pour les perspectives à long terme de votre entreprise.

Alliance : Qu’il s’agisse d’un partenariat pour faire progresser les ventes, la distribution, le marketing ou tout autre aspect, cette option peut être la façon la plus rapide d’obtenir des résultats, de déclarer Phil Hogg. Cela ne signifie pas que vous deviez faire abstraction des occasions de croissance à l’interne ou nécessairement continuer à acheter ce qu’il vous faut pour réussir, mais vous y gagneriez sans doute à envisager une éventuelle expertise complémentaire, de nouvelles TI ou tout autre élément capable d’accélérer l’atteinte des résultats.

Autrement dit, les PME canadiennes devraient faire tout ce qu’il faut pour assurer l’avenir de leur entreprise dès que possible ou ASAP.

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