Deux aspects clés pour réduire substantiellement le coût total de possession de la téléphonie IP

Les entreprises ont toujours eu du mal à justifier les coûts, les efforts et autres ressources en lien avec la mise en œuvre de la téléphonie IP, mais les choses évoluent sur ce plan. Voici quelques conseils qui vous serviront à amorcer votre analyse de rentabilisation.

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Ce billet est le premier d’une série décrivant cinq raisons de réexaminer l’analyse de rentabilisation liée au déploiement de la téléphonie IP et de la voix sur IP au sein de l’organisation.

La téléphonie IP existe sur le marché depuis plus d’une décennie. Pourtant, malgré les caractéristiques attirantes et la nature résolument moderne de cette technologie, le taux d’adoption se révèle assez faible. En effet, à l’heure actuelle, seulement 40 % des entreprises ont adopté la voix sur IP sous une forme ou une autre dans leurs bureaux ou environnements de production.

Lorsque la téléphonie IP a fait son apparition, l’idée de brancher des postes tout neufs directement dans la prise de réseau local en a séduit bon nombre. Toutefois, l’incontournable analyse de rentabilisation les a fait déchanter. Après tout, un téléphone reste un téléphone, et lorsque le prix du nouveau service se révèle plus cher que l’équipement déjà en place, il y a matière à réflexion.

Les choses commencent toutefois à changer et il existe désormais une foule de raisons pour regarder de nouveau du côté de la téléphonie IP.

Voix sur IP et coût total de possession (CTP)

Jusqu’à récemment, dans la majorité des cas, la mise en œuvre de la voix sur IP dans une entreprise sous-entendait l’acquisition d’un PBX IP et le remplacement du vieil équipement MRT par des postes IP. Toutefois, même dans les cas où le prix du nouvel équipement se comparait avantageusement à l’ancien, la voix sur IP n’influait pas de façon marquée sur le CTP d’autres aspects clés, dont notamment :

  • les interfaces téléphoniques vers le monde extérieur (interfaces PRI et frais mensuels),
  • les coûts d’interurbain,
  • les passerelles de média,
  • les frais de largeur de bande pour les communications de données,
  • le personnel spécialisé pour entretenir le système de communications,
  • la duplication partielle de tous les coûts précités dans une multitude de succursales locales.

L’interdépendance entre la téléphonie IP et le CTP des autres aspects des communications de l’entreprise est appelée à devenir plus étroite. Et c’est pour le mieux, car le CTP des communications de l’entreprise peut être réduit de façon notable en tirant parti de deux nouvelles tendances directement liées à la téléphonie IP.

1.  Lignes groupées SIP.

Les lignes groupées SIP, qui confèrent la possibilité de communiquer vers l’extérieur de l’entreprise à l’aide de la téléphonie IP, peuvent être synonyme d’économies substantielles pour les organisations assez perspicaces pour les déployer. C’est également le cas pour la consolidation des lignes groupées SIP, une variante étendue du service.

Prenons par exemple la consolidation des lignes groupées SIP. Une entreprise qui déploie la voix sur IP et utilise une connexion IP avec le fournisseur de services pour prendre en charge à la fois les communications voix et données peut profiter des avantages suivants :

  • consolidation de toutes les fonctionnalités du PBX au niveau du centre de données et élimination de tous les petits PBX dans les succursales,
  • élimination de toutes les liaisons directes avec le RTPC (PRI),
  • consolidation de l’ensemble de la connectivité SIP au niveau du centre de données et élimination des passerelles de média locales,
  • frais d’interurbain réduits grâce à l’acheminement optimalisé des appels par protocole IP,
  • économies sur la largeur de bande en raison de la convergence de la voix et des données sur le réseau IP.

Des études ont démontré que ces changements peuvent réduire le CTP de 40 % et plus.

2. Téléphones intelligents.

Il est impossible de ne pas tenir compte du téléphone intelligent (smartphone), qui est passé du statut de gadget pour adolescents branchés à celui d’outil indispensable au monde des affaires. La tendance grandissante voulant que le travailleur se serve de son propre dispositif de communications au travail (BYOD) ne fera que renforcer l’importance des téléphones intelligents et des tablettes. Puisque la plupart des appareils intelligents utilisent tant les réseaux cellulaires que Wi-FI, ils peuvent être intégrés à un système de téléphonie IP et, dans bien des cas, remplacer – ne serait-ce que partiellement – les téléphones de bureau. De fait, si une entreprise remplace 30 % de ses postes de bureau par des appareils mobiles, elle peut économiser jusqu’à 25 % sur le coût total d’achat des nouveaux téléphones. Et cette possibilité attrayante n’est pas envisageable avec les anciens systèmes téléphoniques numériques.

À eux seuls, les téléphones intelligents et les lignes groupées SIP justifient un réexamen des économies pouvant être réalisées sur le CTP grâce à la téléphonie IP. Restez à l’affût car les prochains billets de cette série aborderont d’autres raisons de reconsidérer la téléphonie IP – des raisons qui ne manqueront pas de vous motiver!

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