Échanges commerciaux Canada-États-Unis : l’importance du commerce transfrontalier dans le secteur des TI

Dans ce deuxième article sur le sujet, nous examinons dans quelle mesure les PME technologiques québécoises tirent avantage de l’exportation.

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Comme nous l’avons vu dans le premier de cette série de deux articles, les entreprises québécoises tardent à se mettre à l’heure du commerce électronique. Ce piétinement nuit considérablement à leur capacité à mener des activités hors frontières, posant une menace à leur caractère concurrentiel et à l’équilibre commercial du Québec.

Dans le secteur québécois des technologies de l’information (TI), toutefois, le problème ne se pose pas de la même façon. Dans une proportion de 76 %, les PME de l’industrie vendent des produits et des services hors Québec, comparativement à 21 % pour les autres PME, tous secteurs d’activités confondus.

Selon les chiffres compilés par l’Association québécoise des technologies (AQT), près de 80 % des ventes hors Québec du secteur sont réalisées aux États-Unis. Viennent ensuite le reste du Canada et l’Europe, et plus particulièrement la France. En moyenne, les ventes hors Québec faites par les PME technologiques québécoises correspondent à 32 % de leur chiffre d’affaires.

Le fait que les entreprises de TI développent des solutions spécialisées facilitant le recours au commerce électronique est certainement l’une des raisons expliquant la propension de l’industrie à exporter. Mais, pour la présidente-directrice générale de l’AQT, Nicole Martel, les PME technologiques ont toujours misé sur l’exportation, même avant l’avènement du commerce électronique.

Là où le bât blesse, c’est dans la faible croissance des ventes hors Québec, croit-elle. La moyenne de 32 % du chiffre d’affaires correspondant aux exportations est la même depuis environ quatre ans, ce qui est loin d’être une bonne nouvelle. « Est-ce qu’on met les efforts et les investissements nécessaires pour vraiment accroître notre présence sur la scène internationale? », demande la PDG.

On peut d’autant plus se poser la question que les employés des entreprises québécoises qui sont en poste à l’étranger ne représentent que 5 % de l’effectif global. « De toute évidence, les exportations créent des emplois ici même au Québec, souligne-t-elle. Les outils technologiques permettant les échanges à distance contribuent à cette réalité. »

Autre trait évoqué par Nicole Martel, les exportations des entreprises de TI canadiennes sont plus élevées dans le reste du Canada qu’au Québec. La PDG se dit surprise par ces résultats, croyant que la relative proximité du Québec avec l’Europe favorisait les exportations. Elle estime que la forte proportion des entreprises de services dans le secteur québécois des TI par rapport aux firmes de logiciels peut expliquer la situation – les services étant plus difficiles à exporter.

Dans tout ce concert, une note plus harmonieuse se fait entendre : les analystes pensent que les exportations du secteur des TI pourraient bondir l’an prochain en raison de la dévaluation du dollar canadien. Il est à souhaiter que cette conjoncture soit un tremplin vers une hausse à long terme des ventes hors frontières enregistrées par les entreprises québécoises des TI.

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Image : Free Digital Photos

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