Échanges commerciaux Canada-États-Unis : rôle et influence du secteur québécois des TI

Dans ce premier de deux articles sur le sujet, il est question du retard persistant des entreprises québécoises en matière de commerce électronique.

Share this article:

La valeur des biens et services transigés entre le Canada et les États-Unis s’élève à environ 1,9 milliard de dollars par jour. Selon l’ambassade américaine à Ottawa, cette relation commerciale, dans laquelle chaque pays est le plus grand partenaire de l’autre, fait l’envie du monde entier. Depuis l’instauration de l’ALENA, en 1994, le volume des échanges commerciaux du Canada avec les États-Unis et le Mexique a bondi, connaissant une hausse vertigineuse de 265 %.

Le Québec et son secteur des TIC jouent-ils un rôle dans ce contexte favorable et en tirent-ils pleinement avantage? Bien sûr, tous les outils et services de commerce électronique fournis par l’industrie contribuent à stimuler les échanges internationaux, comme le font les services de communications unifiées (CU) transfrontaliers récemment lancés par Allstream et eLoyalty.

Toutefois, l’utilisation du commerce électronique par les entreprises québécoises en général accuse un sérieux retard. Les données les plus récentes de l’indice du commerce électronique au Québec (ICEQ) révèlent que seulement 12 % des entreprises du commerce de détail, du commerce de gros, du secteur des services et du secteur manufacturier vendent leurs produits et leurs services en ligne. Qui plus est, les organisations comptant un minimum de cinq employés réalisent majoritairement leurs ventes au Québec même.

Pourtant, le commerce électronique peut grandement stimuler les exportations, souligne la présidente-directrice générale de l’Association québécoise des technologies (AQT), Nicole Martel. Elle évoque le cas d’une entreprise québécoise d’une quarantaine d’employés qui commercialise ses produits dans 120 pays sans avoir recours à un seul spécialiste de la vente. « Les réseaux sociaux, les moteurs de positionnement, les solutions de marketing et de gestion des relations avec la clientèle, tous ces outils en ligne sont disponibles et peuvent être utilisés dans tous les secteurs d’activités », précise-t-elle.

Autre volet auquel on ne pense pas spontanément, les entreprises technologiques conçoivent et commercialisent des solutions de téléprésence permettant d’effectuer à distance le service à clientèle, le soutien technique, la formation, la gestion…

« L’environnement fiscal de R-D du Québec a beaucoup aidé les entreprises du secteur des TI à se positionner en tant qu’organisations innovantes depuis plusieurs années et à concevoir des produits et des services favorisant les échanges commerciaux, indique la PDG. Cependant, un gros enjeu d’adoption de ces technologies persiste malgré les cris d’alarme lancés ces dernières années. »

Selon l’ICEQ, les entreprises québécoises ne rejettent pas nécessairement le numérique, 90 % de celles qui ne font pas de commerce électronique ayant tout de même une forte présence sur le Web, voire sur les réseaux sociaux. Mais comme le commerce électronique connaît une croissance particulièrement soutenue, le retard de nos entreprises en cette matière leur fait perdre un précieux terrain face à la concurrence étrangère, contribuant négativement à l’équilibre commercial du Québec.

Dans un deuxième article sur le sujet, il sera question de la vigueur des exportations du secteur québécois des TI.

Voyez un aperçu technique des communications unifiées dans le nuage et tirez avantage de services de CU transfrontaliers entre le Canada et les États-Unis.

Image : Free Digital Photos

Share this article:
Comments are closed.