État du BYOD en 2013 : enthousiasme accru, inquiétudes persistantes

La ferveur pour les programmes BYOD ne se dément pas, malgré les problèmes de sécurité.

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En 2012, Gartner désignait le phénomène BYOD comme le changement le plus radical en matière d’informatique utilisateur (client computing) depuis l’arrivée de l’ordinateur personnel. Un an plus tard, les perspectives demeurent formidables. Aux États-Unis, par exemple, 82 % des entreprises permettent à certains ou à l’ensemble de leurs employés d’utiliser leurs propres appareils au travail.

Parmi les facteurs favorisant l’essor de la formule BYOD, on retrouve au premier chef le recrutement, la rétention et la satisfaction des employés. Un sondage effectué cette année auprès du groupe Information Security Community du réseau LinkedIn jette un éclairage à ce sujet (le groupe compte 160 000 membres, dont plus de 1 600 ont répondu à l’appel des sondeurs). Selon cette étude, la satisfaction du personnel figure parmi les trois premiers avantages des programmes BYOD, conjointement avec la productivité et l’amélioration de la mobilité.

À ces éléments, ajoutons la découverte de façons novatrices d’utiliser les tablettes, lesquelles occupent une place grandissante dans ces programmes. Information Week rappelle à ce sujet que le BYOD ne se résume pas à la seule possibilité pour les utilisateurs de se servir des dispositifs de leur choix. Il permet aussi de régir l’utilisation des tablettes, qui ont fait une entrée massive dans les entreprises, changeant la façon de travailler des employés.

On ne compte plus les nouveaux usages commerciaux rendus possibles par la tablette dans divers secteurs d’activités. Selon Information Week, la tablette a influé sur l’évolution de l’industrie, suscitant la percée d’Apple dans le monde des entreprises, moussant la vente des ordinateurs Ultrabook et inspirant le développement de Windows 8. Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que les organisations cherchent à exploiter efficacement ce nouveau type d’appareil, et le BYOD leur en donne l’occasion.

Souci en matière de sécurité

La sécurité demeure un sujet de préoccupation, cependant. Le sondage précité révèle que les entreprises craignent avant tout la perte de données (75 % des répondants), les accès non autorisés (65 %) et les logiciels malveillants (47 %). Ces craintes s’avèrent fondées, car 20 % des répondants affirment avoir subi une perte ou un vol de données en raison du BYOD au cours des douze derniers mois. D’autre part, la moitié des répondants a dû défrayer des coûts de désinfection liés à la présence de logiciels malveillants dans les appareils personnels des employés.

D’après le sondage, le chiffrement est la mesure la plus courante pour contrer ces problèmes. Encore et toujours, la prévention passe aussi par l’utilisation d’un système de gestion des dispositifs mobiles (MDM) ou de gestion des applications mobiles (MAM). Autre mesure utile soulevée par Information Week, les boutiques d’applications (app stores) d’entreprise, dont la popularité est appelée à croître, permettent aux organisations d’exercer un contrôle sur les contenus. D’ailleurs, les services de TI ont intérêt à examiner la façon dont les applications accèdent aux données et les transmettent afin de s’assurer qu’elles ne violent pas les normes de confidentialité et de sécurité normalement observées.

Malgré ces embûches, la notion de BYOD s’impose comme tendance lourde au sein des organisations, et sa pérennité semble fermement acquise.

 

Lisez notre documentation d’information à l’intention des cadres à propos de l’implantation et de la gestion d’un programme BYOD. 

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