Infonuagique et services gérés : nouvelles compétences à l’horizon

Au-delà des pertes d’emploi, les nouveaux modèles TI créent des occasions d’innover. Le point avec TECHNOCompétences sur la situation prévalant au Québec.

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Les analystes prévoient que le recours grandissant à l’infonuagique, au logiciel-service (SaaS) et aux services gérés (comme le service de communications IP évolutif MiCloud d’Allstream) entrainera une réduction du personnel TI au sein des organisations au cours des prochaines années. Toutefois, la situation aura aussi pour effet de créer une demande relativement aux compétences nécessaires pour la gestion de ces modèles émergents.

« La situation du Québec n’est pas différente de celle du reste du monde, souligne à ce sujet Vincent Corbeil, gestionnaire, Opérations et analyse du marché du travail chez TECHNOCompétences. Cependant, je ne suis pas prêt à dire que la main-d’œuvre du secteur québécois des TI sera réduite de façon importante au cours des prochaines années. »

Du déjà vu

Dans tout secteur d’activités, les nouvelles tendances rendent certaines compétences inutiles tout en créant des besoins. On en a fait le constat dans le domaine du textile il n’y a pas si longtemps lorsque les emplois de ce secteur se sont déplacés vers l’Asie.  « Il existe néanmoins à Montréal une industrie de la mode qui s’est réinventée, avec de nouveaux outils et une production de plus grande qualité », rappelle Vincent Corbeil.

Ainsi, les grandes structures de soutien informatique étant de moins en moins présentes au sein même des entreprises, mais confiées à des gestionnaires externes, certains emplois disparaîtront – tout particulièrement ceux qui exigent des compétences moins élevées, précise M. Corbeil. Selon lui, le phénomène touche les services informatiques, mais pas nécessairement les autres secteurs des TI, comme le développement de logiciels.

De la même façon que les équipes de techniciens en télécommunications ont été réduites lorsque sont apparus la lecture des données et les diagnostics à distance, le personnel chargé de la gestion des réseaux et des parcs informatiques au sein des entreprises est appelé à diminuer.

Occasion à saisir

« Il faut être conscient de la nature de ce genre de changement et y voir une occasion d’innover plutôt qu’un danger, fait observer M. Corbeil. Il s’agit d’une évolution naturelle du marché du travail, en lien direct avec les grands changements technologiques que nous avons vécus au cours des 10 ou 15 dernières années. »

Il dresse un parallèle avec la mobilité, qui a commencé à se répandre dans la société et les entreprises il y a quelques années à peine. Au début, les compétences faisaient cruellement défaut, mais ont été acquises au fil des mois. De la même façon, « en devenant des leaders dans le domaine de l’infonuagique, nous pourrons pallier les risques » qui accompagnent les changements.

« En réussissant à développer une expertise poussée dans la recherche et le type d’emploi à générer en infonuagique, il est possible de créer un sous-secteur industriel nécessitant des compétences de haut niveau, qui sera en demande à travers le monde. »

Pour que les grandes promesses du numérique se réalisent, il faut un développement et un maintien des compétences adéquates, rappelle-t-il. « Sans compétences, pas de production ». Cela dépend aussi de la capacité des organisations à faire les changements structurels qui s’imposent et à améliorer leur offre de services.

Jamais la demande n’a été aussi forte pour l’infonuagique et nous n’avons d’autres choix que d’y répondre. C’est par une formation de pointe et des programmes adaptés que nous le ferons le plus efficacement, croit Vincent Corbeil. Pour lui, le Québec est bien positionné pour relever le défi.

Voyez comment les services gérés d’Allstream vous permettent de tirer avantage d’une expertise étendue tout en vous concentrant sur vos affaires essentielles.

Image : Free Digital Photos

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