Intérêt accru des PME pour l’intelligence d’affaires et l’analytique

Les enjeux liés à l’information touchent aussi les PME. Des solutions abordables leur permettent aujourd’hui d’analyser efficacement leurs données.

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L’époque où l’intelligence d’affaires (BI) était la prérogative des grandes sociétés semble bel et bien révolue. L’avènement de l’infonuagique et de logiciels relativement bon marché au cours des dernières années a eu pour effet de mettre ces technologies à la portée de la PME, tout particulièrement les entreprises de taille moyenne.

Malgré la démocratisation des outils et la réduction substantielle des coûts d’infrastructure découlant de l’informatique en nuage, les PME accusent toujours un certain retard en cette matière par rapport à la grande entreprise. On peut attribuer cet écart au coût de l’expertise, qui est resté relativement élevé, ainsi qu’à un manque de sensibilisation, suggère Éric Bélanger, président d’EXIA, firme montréalaise spécialisée en intelligence d’affaires.

Selon lui, la PME est traditionnellement mal servie par les sociétés de services-conseils. Signe des temps, cependant, certains spécialistes de l’intelligence d’affaires considèrent les moyennes entreprises comme une clientèle d’avenir.

Pour Éric Bélanger, un projet BI ne doit pas être évalué en fonction de son coût, mais des avantages qu’il procure. « Autrefois, il fallait exploiter l’information à grande échelle pour en obtenir des avantages, mais la réduction importante des coûts d’infrastructure grâce à l’infonuagique permet aux PME de le faire également, explique-t-il. Avec l’infonuagique, n’importe quelle entreprise peut être aussi bien outillée qu’une grande société en termes de logiciels et d’infrastructure. »

Une fois la question de l’environnement réglée, l’organisation doit se demander s’il est avantageux de développer l’expertise nécessaire en interne ou de s’associer à un partenaire qui la détient. Les entreprises peuvent même opter pour des services gérés comprenant le développement de la solution, son hébergement et sa gestion.

Commencer modestement

Tous les spécialistes conseilleront de ne pas brûler les étapes. L’entreprise doit d’abord mettre en place une solution de BI traditionnelle et la maîtriser avant qu’elle ne serve de base à des projets d’analytique, plus complexes et plus évolués. Il importe ici de distinguer l’intelligence d’affaires (la transformation des données en information pertinente) de l’analytique (statistiques avancées permettant de dégager des modèles et de futures tendances).

« Avant de prédire l’avenir, il faut d’abord comprendre le passé, fait observer Éric Bélanger.

Il s’agit d’un processus très évolutif. Dans le cadre d’un projet de BI, une entreprise doit se poser des questions à propos de ses opérations et de ses processus, chaque réponse amenant son lot de nouvelles questions. »

Il est d’autant plus important de commencer modestement que de nombreuses entreprises utilisent plusieurs systèmes informatiques disparates et non intégrés, ce qui empêche de répondre facilement à des questions simples, par exemple connaître les clients les plus rentables.

« Lorsque les ventes, les stocks et les retours sont traités dans des systèmes différents, il peut devenir rapidement compliqué de répondre à cette question en apparence facile, indique Éric Bélanger. Et la situation se complexifie davantage lorsqu’une organisation procède à des acquisitions. »

Malgré tout, les PME sont plus nombreuses à s’intéresser à l’intelligence d’affaires. Qu’elles soient petites ou grandes, les organisations font face aux mêmes enjeux en matière d’exploitation de l’information. Des entreprises de toute taille et de tous les horizons en sont aujourd’hui conscientes.

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Image : Free Digital Photos

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