Internet des objets : des revenus qui vous filent sous le nez

Un récent événement de Cisco présentait les incroyables possibilités que recèle un monde de plus en plus connecté, mais indiquait que les entreprises ne semblent pas en tirer le plein potentiel. Voici donc quatre choses qu’il vous faut.

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Selon une toute récente étude de Cisco Systems, les entreprises pourraient engranger des profits nets de l’ordre de 1,2 billion de dollars à l’échelle de la planète d’ici la fin de 2013, compte tenu des capacités que leur offre d’ores et déjà son « Internet de toutes choses » (Internet of Everything — IoE). Malheureusement, de ce nombre, pas moins de 544 milliards leur fileront sous le nez.

Dans un document de présentation technique accompagné d’un webinaire, Cisco explique pourquoi une partie de la manne échappera aux entreprises — et ce que les décideurs doivent faire pour que les entreprises bénéficient pleinement de la technologie IoE.

La technologie IoE, c’est tout simplement le terme par lequel Cisco décrit un monde entièrement connecté, où toutes sortes de dispositifs communiquent les uns avec les autres, si bien que les entreprises peuvent accéder à l’information plus vite et prendre des décisions plus rapidement que jamais. L’Internet de toutes choses englobe non seulement la connectivité de machine à machine, mais aussi les communications de personne à personne et de machine à personne.

Selon Cisco, les entreprises ne tirent pas pleinement parti de leurs capacités IoE. Elle recommande deux façons de remédier à la situation : mettre les gens au cœur des activités d’IoE et concentrer les efforts sur des activités d’IoE très précises.

Miser sur les gens

Au cours du webinaire de Cisco, Jeff Hagins, chef de la Technologie de SmartThings, a tiré de sa vie personnelle un bel exemple d’un emploi réussi de la technologie IoE.  Bon nombre des systèmes de sa maison sont reliés à des détecteurs de mouvement et, lorsque les membres de la famille se couchent le soir, les détecteurs décèlent l’absence de mouvement et déclenchent l’arrêt de différents systèmes, comme l’éclairage du rez-de-chaussée.

On imagine aisément que les détaillants pourraient reprendre l’idée dans leurs magasins, a-t-il poursuivi : le soir, les détecteurs pourraient déceler l’absence d’activité, vérifier l’heure pour s’assurer qu’elle concorde avec la tranquillité des lieux et éteindre toutes les lumières. Les détecteurs pourraient de plus mettre le système d’alarme en fonction et déclencher la fonction de vérification des transactions des caisses enregistreuses, qui enverraient ensuite au siège social le résultat des ventes de la journée.

Concentrer les efforts

Le webinaire faisait aussi appel à l’expertise de Bruno Magrani, coordonnateur du Brazilian Observatory of Digital Policy, l’organisme qui supervise les processus de planification de l’infrastructure électronique du Brésil. M. Magrani a indiqué comment son pays pourrait s’y prendre pour tirer parti de la technologie IoE.  Comme le Brésil exporte majoritairement des produits agroalimentaires, si le pays concentrait ses efforts en termes d’IoE pour soutenir ce secteur, il pourrait réduire les coûts et améliorer les marges bénéficiaires de nombreuses entreprises brésiliennes.  Il s’agit d’appliquer la technologie IoE à un besoin ou à un problème précis. Les entreprises qui le font ont de meilleures chances d’obtenir un rendement intéressant du capital investi en IoE.

Cisco étant un fournisseur d’équipement de réseau, personne ne lui aurait sans doute reproché de déclarer que le réseau constitue la pièce maîtresse en matière de technologie IoE. Mais bien au contraire, Cisco affirme que quatre facteurs priment sur les investissements en IoE :

  • Habiliter les employés à contribuer et à collaborer
  • Se servir des données pour atteindre ses objectifs
  • Développer le talent des employés
  • Suivre les progrès accomplis en vue d’atteindre des objectifs précis

C’est l’apport combiné de ces activités qui fait de la technologie IoE une formidable source de profits pour les entreprises. À moins de parvenir à assembler toutes les pièces de la mécanique cependant, les entreprises risquent de regarder passer le train sans tirer pleinement parti des possibilités qu’offre la nouvelle donne technologique.

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