La pratique du BYOD est-elle là pour rester… ou est-ce seulement une tendance passagère?

Les employés mobiles demandent à utiliser leurs propres dispositifs pour accéder aux données de l’entreprise. Cependant, cette pratique n’entraîne-t-elle pas trop de risques pour la sécurité et de préoccupations pour les gestionnaires?

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La pratique du BYOD (Bring Your Own Device) – qui désigne la tendance qu’ont les employés mobiles à utiliser ou à demander la permission d’utiliser leurs propres dispositifs plutôt que ceux de l’entreprise – est de plus en plus répandue au sud de la frontière et en Europe. Cette tendance a commencé avec les téléphones intelligents, mais avec l’adoption massive des tablettes grand public dans le monde entier, de nombreuses entreprises ont décidé, de concert avec leurs Services de TI, de mettre en œuvre des politiques visant à encadrer cette pratique, afin de contrôler les dispositifs personnels et de s’assurer que leurs données demeurent protégées. Selon la firme Gartner, 90 % des entreprises encadreront l’utilisation de leurs applications sur les dispositifs personnels d’ici 2014.

Voici quatre facteurs clés qui accélèrent cette tendance :

  • Les dispositifs grand public sont de plus en plus abordables.
  • Les nouveaux dispositifs sont portables et faciles à utiliser.
  • La connectivité Internet est omniprésente grâce aux points d’accès 3G et Wi-Fi.
  • Les consommateurs doivent avoir accès aux applications, aux contenus et aux médias sociaux en tout temps et en tout lieu.

Auparavant, les Services de TI étaient responsables de l’évaluation, de l’approvisionnement, de la fourniture, de la maintenance et du soutien de tous les dispositifs de TI de l’entreprise (comme ils le sont encore d’ailleurs dans de nombreuses entreprises). Cependant, la pratique du BYOD a maintenant des répercussions sur le réseau, puisque les utilisateurs accèdent aux données et aux applications de l’entreprise à l’aide de leurs dispositifs personnels. Cela pose un certain nombre de difficultés pour le réseau et incite les chefs des Services de TI à exprimer des inquiétudes face à ces problèmes :

  • Sécurité. La pratique du BYOD entraînera de nombreuses perturbations et soulèvera des inquiétudes, parce que les données de l’entreprise seront partagées à l’aide de plusieurs dispositifs et services qui sont encore peu connus.
  • Régie d’entreprise. Un programme efficace pour encadrer la pratique du BYOD suppose l’élaboration de politiques et de divers scénarios de gestion des risques.
  • Coûts. Les entreprises obtiennent des rabais pour les achats groupés, contrairement aux particuliers.
  • Gestion. Les administrateurs des TI sont habitués à ce que leurs clients s’en tiennent aux applications configurées à leur intention. Cependant, la consumérisation des TI introduit une multitude de plates-formes et d’applications, ce qui peut être un cauchemar pour un centre d’assistance. Par exemple, le personnel des TI doit dorénavant être en mesure d’assurer le soutien d’une variété de dispositifs personnels, en plus des dispositifs standard de l’entreprise.

Pour les entreprises comme pour les particuliers, il est évident qu’une meilleure gestion des dispositifs rend leur utilisation plus sûre. 

Comme je préfère séparer mes interactions personnelles et professionnelles, j’utilise un téléphone intelligent personnel et un autre pour affaires. J’aimerais aussi utiliser une tablette au travail pour pouvoir prendre des notes, accéder à mon courrier électronique et préparer des présentations, au lieu d’avoir à traîner mon ordinateur portable.

Cela soulève la question suivante : La pratique du BYOD est-elle là pour rester, comme le prédisent les analystes, ou ne sera-t-elle qu’une tendance passagère? N’hésitez pas à partager vos réflexions et vos commentaires ci-dessous.

Image by yto

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