La virtualisation, outil indispensable et sécuritaire

La virtualisation connaît un élan vigoureux que les préoccupations pour la sécurité ne doivent pas freiner.

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Au cours des quatre ou cinq dernières années, la virtualisation s’est rapidement répandue au sein des entreprises. Ces dernières ont recours à ce concept pour réduire la complexité des TI et en simplifier la gestion, pour diminuer les coûts, améliorer l’utilisation des ressources et protéger les données. Devant l’ampleur du phénomène, Gartner a fait de la virtualisation la première de ses dix tendances TI pour l’année 2012.

Popularité grandissante

Selon une estimation faite par cette firme à la fin de 2011, 40 % des serveurs à l’échelle mondiale ont été virtualisés, proportion qui passera à 75 % en 2015. Un sondage mené par le magazine américain InformationWeek (cliquer ici pour le télécharger) auprès de 396 répondants confirme la tendance : 63 % des participants prévoient qu’au moins la moitié de leurs serveurs de production seront virtualisés d’ici la fin de 2012.

La virtualisation permet de séparer les tâches et les données de l’infrastructure physique, offrant de nombreuses possibilités non seulement pour les serveurs, mais pour les réseaux, le stockage et les postes de travail. À cet égard, IDC estime que le recours à la virtualisation pour l’ensemble des éléments d’un centre informatique constitue le fondement du modèle infonuagique, appelé lui aussi à connaître une croissance importante au cours des prochaines années. On doit donc s’attendre à ce que les organisations virtualisent des charges de travail de plus en plus importantes.

Au-delà des économies, la virtualisation est perçue par les entreprises comme un concept stratégique pouvant accroître leur efficacité. IBM soutient qu’elle constitue une excellente façon d’augmenter la valeur de l’infrastructure TI.

Sécurité

Selon l’étude précitée d’InformationWeek, il est possible de relever les défis posés par la virtualisation en matière de sécurité réseautique – accroissement de la taille des réseaux,  risque d’attaques et perte de contrôle, entre autres facteurs. L’étude précise que la virtualisation réunit de nouvelles couches de protection au sein de l’architecture de sécurité, permettant de mieux protéger les réseaux. Elle souligne également que la possibilité de mettre en œuvre une architecture de sécurité à l’aide de dispositifs virtuels plutôt que matériels facilite grandement le déploiement, la mise à jour et la gestion de ces dispositifs.

D’aucuns estiment, par ailleurs, que la sécurité des environnements virtualisés peut être renforcée par le recours à une infrastructure et à des services infonuagiques, particulièrement dans les plus petites organisations.

L’étude suggère aussi les mesures suivantes :

  • Définir une politique de sécurité de réseau fondée sur les machines virtuelles (VM)
  • Ne pas négliger pour autant les règles de gouvernance relatives à l’administration des systèmes et des applications
  • Conserver le plan de sécurité existant de l’entreprise

Comme dans tout environnement informatique, il est nécessaire d’instaurer des mesures de protection rigoureuses dans un espace virtualisé. Une fois ces mesures en place, une entreprise peut tirer pleinement avantage de la virtualisation.

Consultez la table ronde sur la virtualisation et l’informatique en nuage présentée sur le blogue BriefingsDirect (en anglais).  

 

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