Le travail en région éloignée, principal défi technologique de l’industrie pétrolière et gazière du Québec

La fibre et la téléphonie cellulaire constituent des facteurs importants pour l’essor du secteur.

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Pour l’heure, le secteur pétrolier et gazier n’est pas particulièrement actif au Québec. On y fait de l’exploration, mais pas d’exploitation en tant que telle. Ce qui n’empêche pas l’industrie de planifier ses besoins – y compris en matière technologique – et de se préparer à une éventuelle reprise des activités.

C’est dans cet esprit qu’a été fondée, en 2011, l’Association québécoise des fournisseurs de services pétroliers et gaziers. L’AFSPG vise à donner aux sociétés d’exploration et de production (E&P) un accès à des services et à des travailleurs à l’échelle locale. « Si on va de l’avant éventuellement au Québec en ce qui concerne le pétrole autant que le gaz, nous aurons besoin d’une industrie locale, déclare Mario Lévesque, président de l’AFSPG. On ne pourra continuer à importer les ressources et l’expertise de l’Ouest. »

Traditionnellement, le secteur est utilisateur de haute technologie, et ce, depuis de nombreuses décennies. Selon Mario Lévesque, le traitement de très vastes volumes de données aux fins de la recherche sismique dans le cadre du développement pétrolier a pavé la voie aux ordinateurs de grande puissance en usage aujourd’hui. De nos jours, les capteurs servant à ces recherches sont suffisamment sensibles pour déceler le pas d’un chat dans l’herbe à cent mètres de distance, mentionne-t-il.

Transmission de grands volumes de données

Les opérations de prospection et d’exploitation (forage de puits, pression, composition des gaz, fracturation, pipelines, stations de compression, etc.) font l’objet d’une surveillance en temps réel, ce qui nécessite la transmission d’énormes quantités de données. Il va sans dire que ces opérations exigent des communications fiables, efficaces et sécurisées. Travaillant principalement en région éloignée, l’industrie n’a guère le choix que de mettre en œuvre ses propres réseaux pour le transfert d’informations.

Diverses technologies peuvent servir à cet égard, depuis les faisceaux hertziens jusqu’à la fibre optique en passant par les réseaux numériques sans fil. Le choix dépend de plusieurs facteurs, dont l’éloignement, la nature du travail et les coûts. Dans les régions isolées, le mode de transmission privilégié demeure la communication par satellite. D’ailleurs, les grandes entreprises du secteur utilisent habituellement leurs propres satellites.

D’aucuns suggèrent, cependant, d’ériger un réseau de fibres optiques suivant le tracé des pipelines. Dans la mesure où sa mise en œuvre est possible, la fibre peut permettre d’améliorer la surveillance en temps réel et d’accroître les économies, font valoir les tenants de cette idée. Mario Lévesque abonde dans le même sens. « Les câbles étant enfouis sous terre, les risques de panne sont moins importants et la sécurité est améliorée, précise-t-il. L’industrie pétrolière ira toujours vers la plus haute technologie ».

Du reste, le président de l’AFSPG est d’avis qu’un élément de développement crucial pour l’industrie dans les années à venir sera de disposer d’une couverture cellulaire à la grandeur du pays. « Notre plus grand défi est le travail en région éloigné, et la transmission radio est de moins en moins utilisée. » Dans ce contexte, l’absence de couverture cellulaire constitue une lacune importante, juge-t-il.

Malgré les conditions difficiles dans lesquelles travaillent les entreprises pétrolières et gazières, elles semblent déterminées à utiliser des réseaux performants offrant un maximum d’efficacité et de sécurité pour leurs opérations en temps réel.

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Consultez notre document traitant de la création d’un réseau collaboratif au sein de l’industrie pétrolière et gazière.

 

 

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