Leçons à tirer des Olympiques de 2012 (pour les TI)

Le tollé déclenché par la chaîne NBC et sa couverture différée des Jeux olympiques pourrait s’avérer instructif pour les services de TI qui cherchent à contrôler le flux d’information au moyen des services de réseaux. Nous avons pu tirer, jusqu’ici, trois leçons des Jeux de Londres.

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La plupart des gens d’affaires du quartier financier de Toronto ont probablement des emplois du temps surchargés. Pourtant, ils étaient là lundi dernier – regroupés autour d’écrans géants installés en plein milieu d’une allée de centre commercial souterrain et diffusant les prouesses aquatiques de Michael Phelps aux Jeux olympiques de Londres 2012. Plusieurs de ces écrans avaient été installés autour de Bay Street, dans le cadre d’une stratégie de marketing, par des fabricants de meubles et d’autres sociétés. Et c’est sans parler des télévisions qui retransmettent les Jeux et que l’on retrouve dans quasiment tous les bars et restaurants. Si le fait de regarder les sports à la télé – en dépit des responsabilités professionnelles des cols blancs – était considéré comme une épreuve olympique, la compétition parmi les employés des entreprises serait particulièrement intense!

Voilà ce qui rend la décision de NBC de différer les épreuves des Jeux olympiques de 2012 si frustrante pour les téléspectateurs en Amérique du Nord, et si instructive pour les services de TI. Avec la capacité accrue d’accéder aux informations entourant les Jeux olympiques par l’entremise de YouTube, des publications en ligne et des services comme Twitter et Facebook – on qualifie ce phénomène d’Olympiques des médias sociaux – les diffuseurs comme NBC essaient tant bien que mal de garder le contrôle. Ils savent sans doute qu’ils n’y parviendront pas et leurs efforts à cet égard ne feront qu’inciter à trouver des solutions de contournement, lorsque cela est possible. En fait, cela correspond exactement à la façon dont bon nombre d’utilisateurs répondent aux tentatives des chefs de services informatiques et des gestionnaires de TI qui cherchent à bloquer certaines applications, à éviter l’adoption des services en nuage et à lutter contre l’afflux de dispositifs personnels au bureau.

En fait, certains services de TI peuvent se montrer pires que NBC, en essayant d’empêcher les employés de suivre cet événement multisports de toutes les façons possibles. Ils peuvent avoir de bonnes raisons pour agir ainsi et celles-ci vont au-delà de la simple baisse de la productivité. La largeur de bande est limitée dans bien des entreprises et les Jeux olympiques constituent le type d’événement occasionnel qui pourrait véritablement “gruger” les capacités du réseau. Il existe bien sûr un éventail croissant de technologies et de techniques pour faire face à problème. Par exemple, la technologie Application visibility and control (AVC), basée sur l’heuristique du moteur de classification du système NBAR et intégrée aux contrôleurs des réseaux locaux, permet au personnel des TI de voir quelles sont les applications exécutées sur un réseau sans fil et de prioriser les applications commerciales comme la voix, la vidéo ou WebEx et de bloquer YouTube, Facebook ou BitTorrent.

Néanmoins, comme bon nombre de leaders des TI l’ont compris, il est souvent préférable de satisfaire en partie les besoins des utilisateurs, puisqu’ils sont d’abord des êtres humains avant d’être des collaborateurs qui contribuent aux revenus (directement ou non). En gardant cela à l’esprit, nous avons pu tirer jusqu’ici quelques leçons de ces Jeux olympiques d’été, des leçons utiles pour les TI :

  • Rien n’arrête quelqu’un qui veut obtenir des informations – Le tollé déclenché par la NBC reflète parfaitement la réaction des gens face à tout retard dans les services informatiques. Le préjudice porté à sa marque et à sa réputation persistera bien après la fin des Jeux. Pensez à cela, à la lumière des stratégies de conservation du personnel et des programmes de flexibilité en milieu de travail, si l’envie vous prend de limiter ou de bloquer les services.
  • L’utilisation des services de TI publics définira les attentes à l’égard des réseaux d’entreprise – Nous avons déjà été témoins de cela lorsque la BBC a évoqué un usage abusif de Twitter qui l’aurait empêchée de recevoir des informations concernant une épreuve cycliste des Olympiques. Bon nombre de gens sont intimement convaincus que le réseau devrait être capable de traiter n’importe quel type de données, tout en fournissant des réponses en temps réel. Toute une gageure, n’est-ce pas? Sans doute, mais les services de TI de demain devront néanmoins élaborer des plans pour y parvenir.
  • Les points d’extrémité changent tout. On constate aujourd’hui qu’il y a bien plus de téléphones intelligents sur le marché qui sollicitent le réseau pour accéder aux informations entourant les Jeux olympiques, mais cela n’est rien en comparaison de ce que nous verrons pour les Jeux olympiques d’été de 2016 qui se tiendront à Rio. Les services de TI devraient commencer à penser à plus long terme quant à l’essor de la mobilité et à ses implications pour les services qu’ils offrent.

La principale différence entre les Olympiques et les TI est que les Jeux se résument à l’athlète ou à l’équipe qui remporte la médaille d’or. À l’opposée, une gestion efficace de la technologie consiste à offrir des outils et des services qui contribuent au succès de l’ensemble des participants. À condition de mettre en place une stratégie de réseau adéquate, tout le monde peut prétendre au podium!

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