Les incroyables conseils de leadership de Chris Hadfield élèvent les TI vers de nouveaux sommets

L’astronaute dont le nom est encore sur toutes les lèvres était la tête d’affiche d’un événement d’Allstream et de Cisco portant sur les risques et avantages de viser toujours plus haut.

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À peu près n’importe où il se trouverait sur Terre, Chris Hadfield aurait probablement accès à des technologies plus évoluées que ce qu’il avait à sa disposition dans l’espace.

Devant une assemblée de professionnels des technologies réunie par Allstream et Cisco Canada, lundi soir, dans les locaux de MaRS Discovery District, M. Hadfield a offert un aperçu unique des technologies de l’information rudimentaires avec lesquelles doivent travailler la plupart des astronautes ‒ en comparaison, la PME moyenne canadienne est à la fine pointe de la technologie.

« La navette spatiale est de conception ancienne. Elle a été dessinée dans les années 60 et 70 », a-t-il expliqué. « La mémoire totale de l’ordinateur de bord n’est que de 128 ko. Imaginez la fragilité de son logiciel! Une toute petite modification à l’écran peut entraîner un changement de cap des moteurs. »

Malgré cela, bien sûr, Chris Hadfield a réussi à accomplir des choses dont la plupart ne peuvent que rêver, notamment comme participant à deux missions à bord de la navette spatiale et commandant de la Station spatiale internationale (ISS). Son exposé a permis de « ramener sur terre » et de grandement inspirer des entreprises parfois réfractaires à miser sur la technologie pour croître et se forger un avantage concurrentiel.

Viser toujours plus haut : savoir convaincre pour aller de l’avant : L’exploration spatiale est dangereuse et coûteuse. En théorie, il peut même paraître insensé de voler vers les étoiles. Or, M. Hadfield a soutenu que les vrais leaders sont ceux qui tirent parti d’une telle approche. « Vous devez trouver le moyen de faire valoir des objectifs plus globaux qui permettront d’aller plus loin », a-t-il dit. « Laissez les gens orienter les décisions à leur niveau, mais, ultimement, visez à offrir de nouvelles expériences à l’humain. » Et pour ceux qui restent au sol, une utilisation novatrice des technologies de collaboration peut s’avérer un bon point de départ.

Les compétences doivent être partagées : Chris Hadfield et son équipage ont toujours travaillé dans le but de revenir sains et saufs, mais leur espoir réel était d’obtenir un succès assez grand pour qu’on relance un nouveau cycle de quatre ans qui les ramènerait dans l’espace. « C’était là notre mesure de succès convenue », a-t-il expliqué. Cela dit, dans le contexte de l’exploration spatiale, tout repose sur la compétence. En d’autres termes, tous les membres de l’équipage de six personnes doivent apprendre à réaliser les moindres tâches dans la station spatiale, de la manipulation du bras robotisé au nettoyage des toilettes. « Dans le monde des affaires ‒ et même à l’école et d’une certaine façon dans notre culture ‒ les compétences sont des éléments concurrentiels. Mais si les membres de votre équipe constituaient les derniers survivants sur Terre, toutes les compétences qu’ils cumuleraient collectivement augmenteraient leurs chances de réussite; voilà comment nous devrions probablement aborder les choses en affaires. »

L’autorité peut être habilitante : Lorsque l’équipe de Chris Hadfield a décelé une fuite d’ammoniaque dans l’ISS, « nous aurions dû figer de peur », a-t-il relaté. Mais cela n’a pas été le cas, parce qu’avant la mission, il avait délégué à un membre de l’équipage la gestion du sas de sortie de la station, qui avait assuré une amélioration constante des procédures connexes. Cela veut dire qu’en cas de pépin grave, l’équipage était préparé à sortir dans l’espace pour effectuer les réparations. Services de TI, voici un message pour vous : déléguer peut rapporter gros quand c’est fait judicieusement!

Être maître sur sa planète : M. Hadfield s’est remémoré une situation marquante où un collègue astronaute avait insisté sur une consigne du centre de mission : « Sur Terre, on nous dit que nous sommes censés faire ceci ». Nous connaissons tous les contraintes administratives, mais il faut parfois les transcender. « Sur Terre, ils rentrent à la maison après leur quart de travail », a insisté M. Hadfield. « Oui, il faut bien collaborer et débattre quand on a le temps, mais la véritable autorité se trouve au sein de l’équipage. »

Simuler des défaillances partout : Les chefs des Services informatiques pourront être tentés de mettre l’accent sur les résultats escomptés d’un projet technologique, mais Chris Hadfield propose justement l’approche inverse pour en assurer la bonne exécution. « Vous n’imaginez même pas à quel point nous envisageons des scénarios d’échec. En fait, nous visualisons à peine la réussite », a-t-il affirmé. Cette approche nous a aidés considérablement lorsque nous avons éprouvé des problèmes avec les lasers de l’ISS, entre autres incidents. « Réunissez autour d’une table les bonnes personnes – techniciens, contrôleurs de mission, astronautes, concepteurs et experts en relations publiques. Lancez un exercice et simulez une défaillance. » Ensuite, exécutez encore et encore vos manœuvres d’urgence.

Chris Hadfield n’estime pas ses expériences extraordinaires bien différentes des défis qui se posent aux preneurs de décisions en technologies de l’information qui étaient présents à son allocution. « La complexité et les coûts nous mettent à tous des bâtons dans les roues », a-t-il mentionné. Pour réussir, il faut trouver ce qui unit l’équipe. « Donnez un défi qui pousse les gens à dépasser la norme et un échéancier qui les oblige à accepter le risque. »

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