Les PMEs aussi peuvent exploiter les données volumineuses

L’information revêt une importance stratégique au sein des organisations, peu importe leur taille

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L’extraordinaire croissance du volume des données d’entreprise – structurées et non structurées – à l’échelle mondiale crée un phénomène nouveau, qui ouvre de vastes perspectives commerciales. Ainsi, les données volumineuses (big data) constituent un enjeu important pour les organisations.

Les gestionnaires sont de plus en plus conscients de la valeur de l’information. Bien que les technologies permettant d’exploiter les volumes de données galopants ne soient pas encore bien maîtrisées, les dirigeants ont compris les avantages qu’ils peuvent en tirer. Ainsi, dans un sondage commandité par la société Sybase et mené en 2012 aux États-Unis, 76 % des cadres supérieurs consultés considèrent les données volumineuses comme une occasion d’affaires davantage qu’un défi.

Part active des PME 

Cela explique sans doute pourquoi le marché des données volumineuses est l’un de ceux qui connaissent la croissance la plus rapide dans l’industrie des TI. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la vigueur de ce marché n’est pas uniquement le fait des grandes entreprises ou des organisations gouvernementales. En effet, selon un sondage publié par SAP AG plus tôt cette année, les PME progressent davantage que les grandes entreprises dans l’analyse des données volumineuses.

À cet égard, elles tirent profit de la commercialisation d’un nombre croissant de solutions évolutives permettant de commencer à analyser les données modestement et de poursuivre de façon incrémentale. L’informatique en nuage se prête particulièrement bien à cette approche. Selon le magazine The Next Web, le prix de base de certaines solutions infonuagiques de données volumineuses n’est que de quelques centaines de dollars par année.

« Pour tirer profit du  “big data”, il ne s’agit pas d’être une grande ou une petite entreprise, mais d’avoir beaucoup de données, indique Félix Giguère Villegas, cofondateur de l’organisme Big Data Montréal.  C’est en quelque sorte une coïncidence si ce sont souvent les grandes sociétés qui ont les volumes les plus élevés et qui, par conséquent, exploitent le “big data”. Certaines PME commercialisent un produit nécessitant le stockage et l’utilisation de beaucoup de données, et ce, même si elles n’ont pas un grand nombre d’utilisateurs », précise-t-il. 

Wajam : le cas d’une entreprise montréalaise

Fondée à Montréal en 2009, Wajam a mis au point une application permettant à un individu de faire une recherche parmi les données associées à ses contacts sur les réseaux sociaux. Le moteur de recherche Wajam se juxtapose à des sites comme Google, Trip Advisor et eBay de façon à y intégrer les résultats pertinents provenant de ces contacts.

La clientèle de l’entreprise se compose de particuliers situés aux quatre coins du monde. À leur intention, Wajam a déjà indexé quelque 8,7 milliards de contenus, ce qui constitue des centaines de téraoctets. « Les réseaux sociaux génèrent des quantités industrielles de données, que nous devons traiter en temps réel, explique André-Philippe Paquet, directeur de la technologie (CTO) de Wajam. Chez nous, le “big data” n’est pas qu’un “buzzword”. »

L’entreprise semble promise à un bel avenir, son effectif étant passé de 10 à 28 employés depuis le début de 2012. Même s’il s’agit d’une firme spécialisée en TI, Wajam démontre clairement qu’une entreprise de taille modeste peut exploiter avec succès des volumes considérables de données non structurées.

Ressource: 

Consultez notre document technique sur la maîtrise des données volumineuses.

 

 

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