L’heure de gloire des TI a-t-elle enfin sonné?

Les chefs de direction réalisent que les TI peuvent accomplir tellement plus et haussent leurs attentes en conséquence. Lors de la conférence Cisco Connect 2016 à Toronto, Joe Onisick a exposé le plan de Cisco ‒ qui aborde la nouvelle approche envers les TI à titre d’outils habilitants plutôt qu’utilisés seulement pour résoudre les problèmes.

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Mon ami, qui est chef des Services informatiques, était intrigué par quelque chose qu’il a entendu lors d’un récent événement de l’industrie.

« C’est peut-être la première fois de l’histoire que le rôle des TI consiste à accroître le chiffre d’affaires plutôt qu’à réduire uniquement les coûts », quelqu’un lui a dit à la conférence. Ces propos, comme une déclaration du genre TSN Turning Point annonçant un changement important, l’ont tellement frappé qu’il y pense depuis.

Joe Onisick a exprimé un sentiment similaire pendant sa présentation à la conférence Cisco Connect 2016 à Toronto.

« Quand je parlais à des hauts dirigeants par le passé, leur priorité portait toujours sur l’ensemble des coûts de propriété (TCO), les économies en dépenses d’immobilisations et les frais d’exploitation. Avez-vous une idée des deux principales préoccupations de nos jours? La souplesse et la sécurité », affirme M. Onisick, directeur du Marketing pour Insieme Business Unit, à San Francisco.

L’essentiel, c’est que les TI ne sont plus considérées seulement comme un ensemble d’outils techniques permettant à l’entreprise de réaliser de plus grandes économies de coûts. L’heure de gloire des TI a enfin sonné : Nous générons des revenus! Nous rendons l’entreprise plus souple! Nous faisons plus qu’assurer la survie de l’entreprise!

Maintenant que les chefs de direction réalisent que les TI peuvent accomplir tellement plus, ils haussent aussi en conséquence leurs attentes à leur égard. Lorsque Deloitte a mené son sondage à l’échelle mondiale auprès de 1 200 chefs des Services informatiques à la fin de l’année dernière, elle leur a demandé de nommer leurs priorités pour 2016. Au lieu d’être leur principal objectif, la limitation des coûts est arrivée en deuxième place derrière un rendement d’entreprise supérieur.

Comme Deloitte l’a indiqué dans le rapport accompagnant son sondage, « les chefs des Services informatiques sont passés de la direction d’une fonction de soutien à la gestion d’une fonction d’affaires ‒ ils ont signalé que les chefs d’entreprise s’attendent à ce qu’ils [l’italique est de moi] contribuent non seulement aux priorités de l’entreprise en matière de bénéfice net, mais aussi qu’ils permettent et favorisent même les initiatives liées au chiffre d’affaires. »

Comment, exactement, les TI feront-elles pour combler ces nouvelles attentes plus élevées?

Onisick a présenté le plan de Cisco pour cela lors de sa présentation à Toronto. Ce plan est centré sur Cisco et axé sur les produits de l’entreprise, bien sûr. Il aborde cependant encore certains des principaux éléments de la nouvelle approche envers les TI à titre d’outils habilitants plutôt qu’utilisés seulement pour résoudre les problèmes.

(En passant, M. Onisick en sait beaucoup sur la bataille que suscitent les budgets de TI et d’autres choses; avant de se consacrer à l’aspect marketing des TI, il était ingénieur et servait dans la marine américaine.)

La première étape, déclare M. Onisick, consiste à bannir une architecture de TI compartimentée. À son avis, les réseaux, l’informatique, le stockage et la sécurité sont trop souvent traités comme des organismes individuels.

« Nous devons cesser de parler des réseaux comme des entités distinctes ou des systèmes distincts », dit-il. Cette vieille architecture compartimentée doit être modernisée, ce qui signifie qu’elle doit être ouverte et programmable (bonjour les API).

La prochaine étape que M. Onisick a décrite est l’automatisation. En automatisant le centre de données, par exemple, il y a moins de place pour l’erreur mais l’efficacité s’en trouve aussi accrue. Il a ensuite repris l’idée selon laquelle les TI (dans ce cas précis, l’automatisation) procurent des avantages qui vont bien au-delà de la réduction des coûts.

« Lorsque nous envisageons l’automatisation, ce n’est pas seulement à des fins de réduction des effectifs. Regardez Google. Cette entreprise a intégré l’automatisation de manière à pouvoir s’adapter et à satisfaire à la demande croissante ‒ sans augmenter les coûts. »

Autrement dit, l’automatisation peut accroître le rendement pour les entreprises et leurs clients… tout en faisant économiser quelques dollars à ces sociétés.

Le libre-service est un autre aspect essentiel du « nouveau » écosystème de TI d’entreprise de Cisco. En utilisant l’infrastructure en tant que service (IaaS), M. Onisick ajoute, les entreprises peuvent construire des portails libre-service pour mettre en œuvre elles-mêmes des choses qui ont toujours été trop complexes et beaucoup trop longues à faire. Par exemple, l’automatisation et les portails libre-service rendent la fourniture d’un téléphone pour un nouveau travailleur aussi simple que d’appuyer sur un bouton.

Il s’agit d’un scénario où l’automatisation et les portails libre-service fondés sur le nuage permettent de libérer les gestionnaires de TI afin qu’ils se consacrent à des projets commerciaux plus stratégiques générateurs de revenus. Comme l’a reconnu M. Onisick, toutefois, l’architecture interconnectée globale accroît en effet la nécessité d’analyser et de gérer toutes les données correspondantes, mais aussi de protéger le tout.

Peu importe la façon dont vous envisagez la chose, cependant, ce scénario est bien loin de celui ne visant qu’à assurer la survie de l’entreprise.

Image : Free Digital Photos

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