L’Internet des objets au service du citoyen

Partout sur la planète, les données liées aux objets laissent entrevoir de vastes possibilités d’amélioration des services à la population.

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L’Internet des objets (IdO) se fraie un chemin dans nos vies. Ce concept émergent – aussi connu sous le vocable « communication machine-machine » (M2M) – prête aux objets reliés à Internet la faculté de transmettre ou de recevoir des données dans le but de réaliser des tâches précises.  Du thermostat au réfrigérateur en passant par la voiture, les systèmes d’éclairage et les appareils de toutes sortes, l’IdO rend « intelligents » les objets de notre quotidien. On estime qu’en 2020, 75 milliards d’entre eux seront reliés à Internet.

Présent dans divers secteurs d’activités, ce phénomène offre une excellente occasion aux autorités gouvernementales d’améliorer les services à la population et, du coup, la sécurité et la qualité de vie des citoyens. Tous les intervenants concernés peuvent d’ores et déjà planifier la transformation des services publics. Les possibilités sont innombrables :

  • Capteurs insérés dans les rues et le réseau routier permettant de gérer la circulation et d’indiquer les places de stationnement libres.
  • Matériel ambulancier transmettant à l’avance le dossier d’un patient au médecin.
  • Bacs à ordures informant le personnel municipal du moment où ils doivent être vidés afin de réduire les déplacements et la consommation d’essence.
  • Alertes santé données par des capteurs portés par les personnes malades.

Grâce à l’IdO, les responsables d’un service demeurent au fait de différentes situations. Dès lors, ils connaissent les comportements et l’état des personnes et des actifs de manière à réagir adéquatement aux circonstances et à planifier efficacement leurs interventions et la prestation des services. Pour le moment, l’Internet des objets dans le secteur public à l’échelle mondiale s’applique surtout au transport, à la sécurité et à la gestion environnementale, mais une foule d’autres domaines est envisageable.

Conséquemment à une étude publiée en 2013 aux États-Unis, l’organisation de services-conseils IDC Government Insights recommande aux décideurs du secteur public de se pencher sur les multiples facteurs de gestion qui aideront à tirer avantage de l’Internet des objets. Ces facteurs comprennent les mesures de volume, de diversité, de vitesse et de valeur, l’échelle des infrastructures, la complexité de la gouvernance, la pérennité financière et les questions juridiques. Tôt ou tard, souligne IDC Government Insights, les experts gouvernementaux devront réfléchir aux valeurs éthiques et culturelles liées à l’IdO– protection de la vie privée, ouverture, transparence et démocratie notamment.

Les gouvernements n’ont-ils pas la responsabilité de mettre à profit ces technologies afin d’améliorer les conditions de vie de la population?, demande un urbaniste de l’Université de Chicago. En exploitant les données pertinentes provenant des objets que nous utilisons, il devient possible de fonder nos décisions sur ce que nous savons plutôt que ce que nous croyons. La gouvernance et les politiques s’en trouvent nécessairement améliorées, soutient cet urbaniste.

À l’heure où le tiers des téléviseurs des foyers québécois est branché à Internet et la moitié des Canadiens utilisent un téléphone intelligent, sommes-nous prêts à exploiter l’Internet des objets?

Ressources

La multiplication des connexions Internet appelle à l’optimisation des réseaux de télécommunications. Consultez notre document de présentation technique sur la façon de réaliser des gains de productivité à l’aide d’un réseau IP convergent.

 

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