Participation de la population montréalaise au projet de ville intelligente

Le président du comité exécutif de la métropole, Harout Chitilian, entend tirer profit de la créativité des citoyens.

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L’Intelligent Community Forum (ICF) a classé Montréal dans son prestigieux palmarès Smart 21 de 2014, qui désigne les 21 villes les plus intelligentes du monde. Cette nomination s’harmonise parfaitement avec les ambitions de l’administration municipale, qui n’a jamais caché son intention de faire de Montréal une des villes les plus évoluées à cet égard.

Pour le vice-président du comité exécutif de la ville, Harout Chitilian, une ville intelligente ne l’est pas seulement du point de vue technologique, mais humain également. M. Chitilian, qui assume aussi les fonctions de responsable de la réforme administrative, de la Ville intelligente, des technologies de l’information et de la jeunesse au sein de l’administration municipale, a établi son plan. Pas question de se limiter à numériser les services publics et à améliorer les moyens de communication à l’aide des technologies offertes sur le marché. M. Chitilian souhaite aussi exploiter la créativité et le potentiel intellectuel des citoyens pour repenser les façons de faire, les processus et les systèmes en place.

« Les villes qui adoptent une approche de haut en bas se trompent de cible, souligne-t-il. Elles perdent de vue la finalité de leur démarche, qui est d’améliorer la qualité de vie des citoyens. »

Atout précieux

La ville intelligente doit donc se construire en collaboration, en s’inspirant des autres dans un premier temps. C’est ainsi que Montréal s’intéresse aux initiatives de Lyon, de New York et de Barcelone, de même qu’à celles des villes de l’Union des municipalités du Québec. Mais d’abord et avant tout, Harout Chitilian estime que la ville intelligente doit s’appuyer sur la population, le plus grand atout de la métropole à son avis.

« Nous sommes assis sur une richesse collective énorme, qui est la créativité et le savoir-faire de la population montréalaise, explique-t-il. Les fournisseurs que nous solliciterons pour développer des technologies de pointe ne sont pas ici par hasard. Ils sont établis à Montréal parce qu’ils trouvent chez nous des gens créatifs et compétents – que j’appelle “la  matière grise collective” de Montréal. »

Il en veut pour preuve la réponse des citoyens à l’invitation lancée par la ville de soumettre des idées sur la mise en place d’un processus de déneigement intelligent. Pas moins de seize équipes ont présenté des concepts et des prototypes de solution, ce dont le vice-président du comité exécutif se réjouit. Une de ces équipes sera retenue comme fournisseur de la ville l’hiver prochain.

Pareille démarche pourrait se répéter dans le cadre d’autres projets liés à la ville intelligente, dont ceux du transport en commun et des services 311. Du reste, plusieurs annonces seront faites au cours de l’année prochaine à propos de nouvelles initiatives. Pour l’heure, le Bureau de la ville intelligente, dont le directeur est en poste depuis juin dernier, s’emploie prioritairement à élaborer une stratégie numérique, laquelle sera achevée d’ici la fin de 2014. Harout Chitilian veut accroître les efforts de « consultation et de conversation publiques » avec les citoyens dans la préparation de cette stratégie.

Il ne s’agit pas à ses yeux d’une simple formalité. Dans sa démarche pour faire de Montréal une ville hautement intelligente, l’administration municipale « a la responsabilité de puiser dans le potentiel incroyable » de la population montréalaise, conclut-il.

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