Percée attendue de l’infonuagique dans le secteur financier

Les réticences en matière de sécurité persistent, mais les fruits infonuagiques sont de plus en plus tentants.

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La sécurité demeure la principale entrave à l’adoption du modèle infonuagique par les institutions financières. Bien sûr, les entreprises de ce secteur doivent impérativement mettre un soin minutieux à protéger les données et, par le fait même, les avoirs de leurs clients. Avant de pouvoir bénéficier des avantages du nuage, abondamment claironnés dans le secteur des TI et certains milieux d’affaires depuis quelques années, les banques et autres institutions financières cherchent à apaiser leurs inquiétudes.

L’une des avenues largement suggérées pour assurer une plus grande sécurité consiste à migrer les fonctions moins sensibles dans le nuage et à recourir à un modèle hybride ou privé. La publication Cloud Times propose certains éléments de solution :

  • Déterminer et hiérarchiser les fonctions plus propices à une migration infonuagique.
  • Définir les exigences des différents secteurs de l’organisation relativement à la migration.
  • Utiliser un nuage privé et sécurisé en vue de mettre en œuvre une solution infonuagique peu coûteuse – l’institution financière sera alors pleinement responsable des services et de la maintenance de cet environnement. En revanche, elle jouira d’un plus grand contrôle sur la sécurité et la conformité.

Il est permis d’envisager la suite des choses avec optimisme. Ainsi, un spécialiste du domaine soutient que la conformité et les règles en vigueur dans l’industrie ont stimulé l’adoption de l’infonuagique plutôt que de la ralentir. Selon lui, ces exigences ont fait prendre conscience aux dirigeants que l’infrastructure technologique constitue un élément essentiel d’un modèle d’affaires éclairé. Une fondation infonuagique robuste permet à une entreprise de dégager un capital plus important en évitant d’avoir à investir dans des systèmes d’une capacité largement inutilisée. Sans parler de la possibilité d’adapter la capacité au fur et à mesure qu’évoluent les besoins de l’organisation.

L’adoption de l’infonuagique est fortement liée à ce qu’IDC appelle la troisième plateforme, ce modèle technologique qui, reposant sur la mobilité, les réseaux sociaux, le nuage et les données volumineuses (big data), projette l’informatique d’entreprise au-delà de l’ordinateur central et de l’environnement client-serveur.  Pour l’heure, cependant, le mainframe demeure sans doute l’actif matériel le plus précieux des banques. Cela est d’autant plus vrai au Canada, où le paysage financier est dominé par quelques grandes institutions.

Par ailleurs, nombre d’observateurs font valoir que la sécurité des données n’est jamais aussi étanche que lorsqu’elle est assurée par des spécialistes dont la vocation consiste exclusivement à mettre en place des infrastructures TI. L’idée commence à faire son chemin dans le monde technologique; un sondage récent de la firme Ponemon révèle que 36 % des professionnels TI croient pouvoir obtenir une plus grande sécurité avec l’infonuagique.

Tout comme elle l’a fait naguère avec les services bancaires en ligne, l’industrie tarde à accepter l’infonuagique. Il faudra certainement quelques années pour que ce modèle y ait statut de norme. Entretemps, le monde des affaires et l’ensemble de la population avancent inexorablement vers une utilisation généralisée du nuage. Tôt ou tard, lorsque les questions relatives à la sécurité auront été pleinement réglées, le secteur financier emboîtera le pas.

RESSOURCES

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