Québec, centre mondial du big data : des mesures concrètes sont déjà en place

Le Québec a-t-il les moyens de ses ambitions? Chez Montréal International on en est convaincu.

Share this article:

Comme nous l’avons rapporté récemment, des recommandations ont été formulées au début de l’année par Montréal International et ses partenaires afin d’aider le Québec à devenir un leader mondial du big data. Bonne nouvelle pour les auteurs du profil contenant ces recommandations, certaines d’entre elles ont déjà été mises en œuvre.

Le gouvernement du Québec vient d’annoncer, à la fin mai, un plan d’action numérique qui s’harmonise avec ce profil. « Nous sommes très heureux que les grands axes du plan concordent avec nos recommandations, indique Christian Bernard, auparavant économiste en chef de Montréal International et qui vient d’accéder au poste de vice-président, Stratégie et Communications au sein de cette organisation. Le plan n’est pas tellement musclé compte tenu du contexte budgétaire avec lequel doit composer le gouvernement, mais les orientations stratégiques sont les bonnes. Dans tous les états faisant figure de leaders en la matière, il y a une stratégie numérique tenant compte du big data. Maintenant, nous en avons une aussi. »

Travail entamé, mais encore du pain sur la planche

Le plan numérique fait une place importante au développement des talents et des compétences, une autre des principales recommandations de Montréal International. « Il faut créer des formations spécifiques en big data et permettre à la nouvelle génération d’étudiants de développer leurs compétences numériques », précise Christian Bernard. Il se réjouit que des programmes de 1er et de 2e cycles sur le sujet soient en cours d’élaboration à l’Université Laval et à l’Université de Montréal respectivement.

Toutefois, la recommandation la plus importante et la plus pressante à ses yeux n’est sans doute pas aussi simple à appliquer. Pour faire du Québec un centre d’excellence en big data, il est essentiel d’établir une collaboration entre la recherche et les entreprises. « C’est à ce chapitre principalement que nous avons du retard à rattraper », indique le vice-président, Stratégie et Communications de Montréal International. Heureusement, le plan numérique du gouvernement prévoit d’aider les entreprises à intégrer les mégadonnées à leur processus d’affaires.

Conséquemment à la publication du profil, nombre d’entreprises ont demandé à être mises en relation avec des spécialistes du big data. Il s’agit d’une retombée importante de cette initiative, que l’on avait sous-estimée. Montréal International se félicite aussi que de plus en plus d’entreprises québécoises se dotent de responsables de l’exploitation des données (CDO), même s’il s’agit d’une tendance encore modeste.

Projet viable?

En tenant compte de ses forces et faiblesses, où se situe exactement le Québec par rapport à la concurrence mondiale? « Difficile à dire, car il n’existe pas suffisamment de données sur lesquelles nous appuyer, répond M. Bernard. Par contre, nous avons ici une capacité scientifique extraordinaire. Nous n’avons rien à envier aux autres états en ce qui concerne le nombre de chercheurs et de spécialistes dans nos universités et centres de recherche. Nos compétences à ce chapitre sont de calibre mondial et rayonnent déjà dans le monde. »

Évoquant les coûts de main-d’œuvre, les programmes d’aide, le climat favorable à l’hébergement, la sécurité des environnements d’exploitation de données, les tarifs énergétiques et les connaissances scientifiques, Christian Bernard se dit convaincu que nous avons tout pour réussir.

Il rappelle qu’il y a quatre ans, on ne parlait pas de big data et qu’il y a tout juste un an, aucun centre de recherche majeur dans ce domaine n’existait au Québec – l’organisme IVADO et le centre de recherche en données massives de l’Université Laval sont nés au cours de la dernière année. « La prochaine étape logique, ce sont les programmes de formation en big data ».

Nous devons miser sur nos atouts comme le font les secteurs de l’aérospatiale, des jeux vidéo et des effets spéciaux, croit-il. « La question n’est pas de savoir si nos entreprises prendront le virage numérique, car elles le feront tôt ou tard, comme elles se sont converties au développement durable. L’important est qu’elles le fassent plus rapidement que la concurrence mondiale. »

Dans son profil, Montréal International n’a pas établi d’échéancier, mais à l’horizon 2020, il faudra déjà voir des résultats concrets, estime Christian Bernard.

Consultez notre présentation technique sur le réseau IP convergent, qui vous aidera à planifier l’évolution de votre réseau afin que votre entreprise demeure concurrentielle.

Photo : Free Digital Photos

Share this article:
Comments are closed.